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Environnement spécifique – Avorisk https://preprod.avorisk.fr Mon, 13 Jan 2025 12:33:31 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://preprod.avorisk.fr/wp-content/uploads/2024/04/cropped-favicon-avorisk-32x32.png Environnement spécifique – Avorisk https://preprod.avorisk.fr 32 32 Vérifier l’aéraulique de l’UMD pour un chantier amiante https://preprod.avorisk.fr/verifier-laeraulique-de-lumd-pour-un-chantier-amiante/ https://preprod.avorisk.fr/verifier-laeraulique-de-lumd-pour-un-chantier-amiante/#respond Tue, 07 Jan 2025 11:35:09 +0000 https://avorisk.fr/?p=2162 Le traitement de l’amiante nécessite de mettre en place des actions de prévention afin de protéger les salariés. La fibre d’amiante est très volatile, c’est pourquoi la gestion de l’air représente un élément critique lors de travaux. En effet, dans les zones à risque, l’aéraulique doit être maitrisé. Les UMD font partie de ces espaces dangereux dans lesquels circulent les fibres d’amiante. Il est donc essentiel d’y maintenir un système aéraulique efficace en permanence. Mais doit-on vérifier l’aéraulique de l’UMD sur un chantier amiante ?

Qu’est-ce qu’une UMD ?

L’Unité Mobile de Décontamination (UMD) est un système de nettoyage des travailleurs ainsi que des EPI. Elle permet de diminuer la quantité de contaminants (amiante, plomb, pcb, etc.) afin de prévenir les infections. L’UMD prend le plus souvent la forme d’une caravane aménagée. On y retrouve plusieurs zones destinées à différents usages : une douche de décontamination, un sas de décontamination des déchets ainsi qu’un local pour se vêtir et se dévêtir. Grâce à un système aéraulique bien conçu et contrôlé, cette installation empêche la propagation des polluants en dehors de la zone contaminée.

Quels sont les objectifs aérauliques réglementaires de l’UMD ?

Dans une UMD, le circuit aéraulique garantit un renouvellement d’air suffisant pour protéger les opérateurs des contaminations. Selon l’INRS, pour répondre à cette nécessité de renouvellement de l’air, deux mesures sont à prendre en considération.

Tout d’abord, pour le renouvellement d’air dans la douche : le débit d’air minimum correspond à deux fois le volume de la douche par minute (soit un taux de 120 volumes par heure ou 120 h-1).

Aussi, pour créer une barrière dynamique dans le sas des déchets : la vitesse de l’air à maintenir est de 0,5 m/s dans la section de la trappe à déchets. Cette vitesse permet de créer une barrière dynamique entre les zones « propres » et « sales » de l’UMD. Ce qui empêche la contamination de l’air extérieur par les déchets.

Unité Mobile de Décontamination

Est-il obligatoire de procéder à la vérification de l’aéraulique de l’UMD ?

Des réglementations importantes sont en vigueur notamment dans l’arrêté du 8 avril 2013. Ce dernier est relatif aux règles techniques, aux mesures de prévention et aux moyens de protection collective pour les opérations comportant un risque d’exposition à l’amiante.

Ce texte impose une vérification de l’aéraulique d’une UMD. Il oblige les entreprises spécialisées dans le désamiantage (SS3) à notamment réaliser des tests de fumée. Ces tests permettent de vérifier qu’aucune fuite d’air ne se produit et que la dépression empêche l’échange d’air vers l’extérieur du tunnel.

Également, la vérification doit inclure des mesures de la vitesse de l’air via un anémomètre. Ce contrôle permet de s’assurer que l’UMD fonctionne correctement et respecte les exigences aérauliques minimales, comme énuméré précédemment.

À quelle fréquence réaliser la vérification de l’aéraulique de l’UMD ?

La fréquence des vérifications de l’aéraulique dépend de plusieurs facteurs, mais on identifie trois temps :

  1. Avant le début des travaux : il est évidemment essentiel de vérifier le bon fonctionnement de son installation de décontamination avant toute intervention.
  2. Périodiquement pendant le chantier : ces contrôles réguliers permettent de garantir des conditions de sécurité optimales tout au long des travaux.
  3. Après tout incident : en cas de problème pouvant affecter l’aéraulique (fuite, dysfonctionnement de l’extracteur, etc.), une nouvelle vérification doit être réalisée.

C’est bien l’employeur qui est responsable de définir la fréquence de ces contrôles. Ils seront quotidiens, hebdomadaires ou même à chaque vacation en fonction des spécificités du chantier.

Les outils indispensables pour mesurer l’aéraulique de l’UMD

Pour entreprendre la vérification de l’aéraulique, il faudra vous équiper d’outils spécifiques. Différents appareils de mesures existent, parmi les plus courants on retrouve l’anémomètre, le micronamomètre et le baromètre.

Anémomètre

L’anémomètre est l’instrument qui mesure la vitesse de l’air. Il permet de notamment vérifier que la barrière dynamique dans le sas des déchets est bien opérationnelle. Ce matériel peut être couplé à un cône de mesure. Il concentre le flux d’air pour obtenir des mesures plus précises.

Le micromanomètre permet de mesurer la pression différentielle. Cela est très utile afin de contrôler la variation de la pression entre deux points. Une différence de pression peut indiquer la présence d’une fuite par exemple.

Micromanomètre
Baromètre

Le baromètre est utilisé pour contrôler la pression atmosphérique. Il permet de vérifier l’équilibre de la dépression dans les différents espaces de l’UMD.

Comment calculer le débit minimal d’air devant entrer dans la douche ?

Pour déterminer le débit d’air minimal requis dans la douche, il faut premièrement connaître le volume de cette dernière. Pour cela, vous devrez utiliser votre mètre ! Mesurez les dimensions (longueur, largeur et hauteur) de la plus grande douche pour ce calcul. Évidemment, si le volume est déjà inscrit sur la fiche aéraulique, vous pouvez l’utiliser directement.

Le débit minimum est défini par la formule suivante :

Débit minimal = 2 x Volume x 60

Pour mieux comprendre la formule :

  • Débit minimal : c’est le résultat que l’on cherche. Il est exprimé en m3/h.
  • 2 : ce chiffre indique qu’on veut renouveler l’air du volume deux fois comme indiqué dans la réglementation.
  • Volume : c’est la taille de l’espace à ventiler en m3. Pour rappel, la formule de calcul est la suivante : Volume = Longueur x Largeur x Hauteur.
  • 60 : ce chiffre convertit le débit obtenu en heures.

Application de la formule :

Si la douche a un volume de 2,6 m³ :

Débit minimal = 2 x Volume x 60,

Débit minimal = 2 x 2,6 x 60,

Débit minimal = 312 m3/h,

Cela signifie qu’il faut un débit d’air entrant de 312 m³/h dans la douche pour respecter les exigences réglementaires.

Comment mesurer le débit d’air entrant dans la douche ?

Pour mesurer le débit d’air entrant dans la douche, premièrement on utilise généralement un anémomètre. Il va permettre de mesurer la vitesse de l’air passant par les grilles d’entrée de la douche. On veillera à ce que la vitesse soit indiquée en m/s. Ensuite, il nous faut connaître les dimensions de la grille en m2 (longueur et largeur). Pour cela, soit on mesure, soit on se réfère à la fiche aéraulique.

La formule à appliquer pour calculer le débit d’air :

Q = V x S x 3 600 x K

Pour mieux comprendre la formule :

  • Q : c’est le résultat que l’on cherche à calculer, le débit d’air en m³/h.
  • V : c’est la vitesse de l’air en m/s.
  • S : c’est la surface de la grille en m².
  • K : afin de tenir compte des pertes ou de l’efficacité de l’installation, on applique un coefficient réducteur (généralement 0,6).
  • 3 600 : c’est le facteur qui nous permet de convertir le résultat en heures.

Application de la formule :

Pour une grille avec une surface de 0,01m2 et une vitesse d’air de 4,1 m/s :

Q = V x S x 3 600 x K,

Q = 4,1 x 0,01 x 3 600 x 0,6,

Q = 88,56 m³/h

Cela signifie que la le débit d’air sortant de la grille est de 88,56 m³/h. Il faut répéter cette mesure pour toutes les grilles d’air entrant dans le sas et vérifier que le débit total dépasse le débit minimal requis.

Comment vérifier la conformité de l’aéraulique de la trappe à déchets ?

Il est essentiel de vérifier la conformité de l’aéraulique de la trappe à déchets. Ici pas besoin de faire des calculs, vous aurez seulement besoin de votre anémomètre !

La conformité réside dans la vitesse de l’air passant au niveau de l’ouverture de la trappe. Il faut simplement s’assurer que l’air allant du « propre » vers le « sale » est d’au moins 0,5 m/s. Important aussi, il faut prendre les mesures dans les conditions les plus défavorables, généralement avec la trappe ouverte.

Anémomètre et cône de mesure

Traçabilité des mesures

Selon l’article 6 de l’arrêté du 8 avril 2013, les résultats des vérifications aérauliques doivent être consignés dans un registre de sécurité. Ce registre doit contenir différentes informations pertinentes notamment :

« […]

4. La consignation des paramètres de surveillance du chantier tels que, s’il y a lieu, le niveau de la dépression, la vérification de l’état des dispositifs de protection et du confinement, les résultats des tests de fumée et du bilan aéraulique.

[…] »

Que faire en cas de non-conformité ?

Après avoir relevé toutes les mesures nécessaires et effectué les calculs appropriés, si les résultats sont positifs les travaux peuvent débuter en toute sécurité.

En cas de non-conformité des mesures aérauliques, l’UMD ne peut pas être utilisée sur un chantier de traitement d’amiante. Il est impératif de corriger les défauts avant de reprendre les travaux.

Les causes possibles d’une défaillance aéraulique peuvent être des fuites dans la structure de l’UMD, des filtres d’extracteur colmatés ou des extracteurs sous-dimensionnés.

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Comment réaliser un test de gaz en espace confiné ? https://preprod.avorisk.fr/comment-realiser-un-test-de-gaz-en-espaceconfine/ https://preprod.avorisk.fr/comment-realiser-un-test-de-gaz-en-espaceconfine/#respond Fri, 22 Nov 2024 15:02:07 +0000 https://avorisk.fr/?p=2015 Parmi la multitude de dangers présents en espace confiné, l’air que les intervenants respirent peut comporter des gaz toxiques, asphyxiants, voire explosifs. Effectuer un test de gaz avant intervention permet d’évaluer les risques auxquels les travailleurs sont exposés. Apprendre à réaliser un test de gaz correctement est une étape essentielle pour garantir leur sécurité et prévenir tout accident grave.

Risques provoqués par la présence de gaz en espace confiné

La présence de gaz peut affecter la santé des opérateurs de plusieurs manières :

Intoxication

Les gaz comme le monoxyde de carbone (CO) ou le sulfure d’hydrogène (H₂S) sont extrêmement toxiques. Les conséquences varient selon le type de gaz et son niveau de toxicité, sa concentration dans l’air ainsi que la durée d’exposition du salarié.

Prenons le cas du monoxyde de carbone, une exposition prolongée peut entraîner le plus fréquemment des maux de tête, vertiges ou une sensation de faiblesse musculaire.

D’autres symptômes peuvent apparaître dans le cadre d’une intoxication plus importante comme des troubles de la vision, difficultés de concentration convulsions, etc. Enfin, une intoxication grave peut entraîner des séquelles à vie, un coma ou un décès.

Manque d’oxygène

L’asphyxie, l’anoxie ou l’hypoxie surviennent lorsque l’oxygène est remplacé par un gaz non toxique comme l’azote et provoque une sous-oxygénation. Un espace dont l’atmosphère contient moins de 19,5 % d’oxygène est considéré comme dangereux pour les intervenants. Il sera alors recommandé de ne pas pénétrer dans la zone.

Les conséquences d’une sous-oxygénation sont diverses en fonction des seuils de concentration d’O₂ :

  • 14% – 11% : Diminution des capacités physique/intellectuelles, sans en avoir conscience
  • 11% – 8% : Possibilité qu’un évanouissement arrive sans prévenir
  • 8% – 6% : Evanouissement mais la réanimation est possible si elle est effectuée immédiatement
  • 6% – 0% : La mort est pratiquement inévitable

Explosion et incendie

Aussi, la présence de gaz, notamment le méthane (CH₄), inflammable peut engendrer des incendies. En effet, les espaces confinés proches de décharges ou de sols riches en matière organique peuvent contenir une concentration de gaz suffisante pour provoquer des explosions dévastatrices. Pour cela, il faudra que le gaz soit associé à une source d’ignition, une simple étincelle provoquée par un appareil électronique comme un smartphone peut suffire.

Présentation de quatre modèles de détecteurs de gaz

Choisir le détecteur de gaz adapté

Avant toute intervention en espace confiné, il est essentiel que les encadrants sélectionnent et dimensionnent les équipements de manière cohérente. Ils devront entre autres sélectionner le détecteur de gaz approprié.

Pour effectuer ce choix, il faut réaliser une analyse des risques au préalable afin d’identifier les gaz potentiellement présents dans l’ouvrage. A la suite de cette évaluation des risques, les besoins spécifiques seront identifiés et le matériel adéquat pourra être sélectionné.

Il existe une multitude de modèles de détecteurs sur le marché. Ils disposent également de technologies de détection différentes (électrochimique, catharométrique, etc.).

Pour faire simple, en fonction de votre évaluation des risques, vous aurez le choix entre les détecteurs mono-gaz ou multi-gaz. Afin de faciliter votre choix, veillez à rédiger au préalable un cahier des charges en fonction des caractéristiques que vous identifierez comme les plus importantes (autonomie, sensibilité, gamme de mesure, ATEX, etc.).

Il est important que les encadrants soient formés afin d’apprendre à évaluer les risques, mettre en place les bonnes mesures de prévention et correctement choisir les moyens de protection. La formation « Encadrer une intervention en espace confiné » permet d’appréhender toutes les étapes pour préparer, coordonner et suivre des travaux en espace confiné de manière sécuritaire ainsi que réglementaire.

Avant la réalisation du test de gaz

Dans un premier temps, la législation impose que les salariés réalisant des tests en espaces confinés soient formés à l’utilisation des détecteurs de gaz. Cette formation leur permet de comprendre les limites de l’appareil et de réagir correctement face à un danger.

Ensuite, il est important d’effectuer une vérification du matériel, notamment du détecteur. Cela permet d’être assuré que l’appareil est opérationnel et réagira correctement en cas de présence de gaz.

L’inspection du détecteur de gaz passe par la vérification de son état général, son calibrage et la durée de vie des capteurs. Il est également important de consulter la notice constructeur pour connaître les spécifications techniques et les précautions d’usage.

Évidemment, tous les autres équipements devront être vérifiés, aussi bien les moyens de descente comme les trépieds ou les échelles que chaque EPI.

Pour terminer, un système de ventilation mécanique devra être installé afin d’assurer un balayage constant de l’ouvrage avec un courant d’air neuf et non pollué. L’espace devra être ventilé pendant au moins 20 minutes avant l’entrée des opérateurs et la ventilation devra être maintenue durant toute l’intervention.

Mise en place d'un système de ventilation mécanique dans un espace confiné

Réalisation du test de gaz en espace confiné

Une fois les étapes préalables effectuées, vous êtes prêt à effectuer le test.

1. Choisissez un endroit où l’air est sain pour allumer votre détecteur. Vérifiez les informations affichées par l’appareil, telles que les seuils d’alerte préenregistrés et l’état des capteurs.

2. Munissez-vous d’un outil adapté pour descendre le détecteur dans l’espace confiné sans risquer de vous exposer.

3. Effectuez des mesures à trois niveaux différents : en haut, au milieu et au niveau du sol de l’ouvrage. Maintenez le détecteur à chaque point pendant une minute pour assurer une lecture fiable.

4. Si le détecteur n’émet aucune alerte, les intervenants pourront commencer à pénétrer dans l’espace confiné.

4 (bis). Si le détecteur émet une alerte (sonore, visuelle ou vibratoire) cela indique la présence d’un gaz dangereux ou un manque d’oxygène.

5. N’entrez pas dans le lieu clos et attendez 20 minutes avant de refaire un test.

6. Si une deuxième alerte survient, n’entrez pas dans la zone tant que des mesures correctives n’ont pas été prises. Consultez le menu du détecteur pour identifier les gaz détectés et consignez les valeurs mesurées dans votre protocole.

Un surveillant consulte son détecteur de gaz après avoir effectué le test de gaz dans un espace confiné

Les tests de gaz en espace confiné ne sont pas une simple formalité mais ils constituent une étape cruciale dans la protection des salariés. En suivant les bonnes pratiques, il est possible de prévenir les risques d’incidents graves liés à l’intoxication, l’asphyxie ou aux explosions.

Connaissez-vous les autres risques auxquels sont confrontés les intervenants en espace confiné ?

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Les 10 principaux risques en espace confiné https://preprod.avorisk.fr/les-10-principaux-risques-en-espace-confine/ https://preprod.avorisk.fr/les-10-principaux-risques-en-espace-confine/#respond Fri, 15 Nov 2024 08:54:09 +0000 https://avorisk.fr/?p=1853 Quels sont les dangers en espace confiné qu’il est essentiel de savoir distinguer afin de sécuriser les opérations des salariés ? Intervenir en espace confiné représente un défi majeur pour la santé et sécurité au travail. Les espaces confinés représentent des environnements de travail dangereux où les risques d’accidents sont élevés. Il est donc essentiel d’identifier correctement ces espaces, de suivre les procédures de sécurité ainsi que de former les intervenants et encadrants aux risques spécifiques.

C’est quoi un espace confiné ?

Le Ministère du Travail et de l’Emploi nous dit qu’un espace confiné est un lieu entièrement ou partiellement fermé qui n’a pas été conçu pour une occupation prolongée. Pour y pénétrer les accès sont restreints à l’intérieur ainsi qu’à l’extérieur.

En effet, dans ces espaces on retrouve des risques spécifiques pour la santé et la sécurité. Ces dangers engendrent des procédures d’intervention spécifiques, un plan de prévention de tous les risques, un permis de pénétrer, des moyens et matériels adaptés.

Les espaces confinés incluent les silos, les réservoirs, les cuves, les égouts, les tunnels et les puits. Ces lieux sont souvent exigus, mal ventilés et peuvent contenir des gaz ou agents biologiques nocifs.

10 principaux risques en espace confiné

En effet, les espaces confinés sont caractérisés par la présence importante de risques qu’il est nécessaire d’appréhender en amont de toute intervention.

Intervention espace confiné

1. Accès restreint

Tout d’abord, les accès restreints rendent difficile l’entrée en zone ainsi que l’évacuation en cas d’urgence. C’est pourquoi il est essentiel que des mesures à prendre en cas d’incident ou d’accident soient clairement établies et transmises à tous les intervenants. Aussi, le permis de pénétrer, détaille les mesures de sécurité à respecter avant d’entrer.

2. Manque d’oxygène

Dans un espace confiné, un manque d’oxygène peut entraîner l’asphyxie, l’anoxie et l’hypoxie risquant des pertes de connaissance ou des décès. Les salariés doivent disposer d’un appareil de détection d’O₂.

3. Intoxication

Les gaz toxiques comme le monoxyde de carbone (CO) et le sulfure d’hydrogène (H₂S) peuvent provoquer des intoxications aiguës, chroniques, voir même un accident mortel. La mise en place d’un système de ventilation et de contrôle de l’atmosphère participe à réduire ce risque.

4. Explosion et incendie

Certains gaz inflammables augmentent le risque d’explosion, notamment le méthane (CH₄). Ce dernier est hautement inflammable et peut provoquer également une asphyxie. Une simple étincelle, même émise par un smartphone, peut causer une déflagration. C’est dans ce cadre que le DRPCE (Document Relatif à la Protection Contre les Explosions) devra être intégré au document unique d’évaluation des risques professionnels.

5. Chute

La visibilité est souvent réduite dans un espace confiné et les surfaces glissantes peuvent causer des chutes de hauteur. Les équipements antichute sont primordiaux pour sécuriser ce type d’opération avec notamment des ancrages, lignes de vie, harnais, trépied à câble, stop chute et autres.

6. Noyade

Le risque de noyade est également présent, en cas de chute ou de montée des eaux dans des zones confinées. Notamment dans un réseau d’assainissement ou un réservoir, les systèmes de drainage et de contrôle d’accès à l’eau seront à prévoir.

7. Maladies

Des agents biologiques comme les bactéries, virus, champignons et parasites peuvent se développer dans certains espaces confinés. Cela peut être dû à la décomposition des matières organiques, la présence de moisissures, eaux usées, déchets biomédicaux, objets contaminés ou la morsure d’animaux infectés. Les espaces confinés peuvent être propices à la prolifération de toutes sortes d’agents infectieux et exposent les intervenants à des infections, allergies ou intoxications.

8. Électrocution

Le danger électrique est omniprésent, avec des risques de contacts directs ou indirects. Dans les milieux humides ou les enceintes conductrices exiguës ce risque est multiplié. Les opérateurs doivent alors être formés au danger électrique et porter des équipements de protection en adéquation.

9. Ensevelissement

Dans les espaces confinés, des éboulements peuvent survenir en raison de vibrations, de surcharges, de variations d’humidité ou de température. La consolidation des structures et le contrôle de l’environnement sont cruciaux.

10. Brûlure

Les espaces confinés peuvent contenir des fuites de vapeur, d’eau chaude ou de produits chimiques. Le passage souvent restreint permet difficilement d’éviter les projections. Les équipements de protection thermique et la détection préventive de fuite sont nécessaires afin d’éviter les brûlures.

Intervention espace confiné

Comment prévenir les risques ?

Causes majeures d’accidents

Les accidents en espace confiné sont souvent dus à un manque de préparation, à une mauvaise évaluation des risques, ou à des équipements inappropriés. Selon la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM), plus de 60 % des décès en espaces confinés résultent d’une insuffisance d’oxygène ou d’une intoxication au gaz. Les erreurs humaines, telles que la non-application du plan de prévention ou la négligence des consignes de sécurité, aggravent ces situations. L’absence de surveillance continue et d’outils de détection est une cause fréquente d’accidents.

Former les intervenants

Les intervenants doivent être formés pour identifier les risques professionnels spécifiques à chaque espace confiné. Les formations couvrent la détection des gaz, la gestion des équipements de sécurité et les procédures d’évacuation. Une attention particulière est portée aux risques chimiques, biologiques et électriques.

Former les encadrants

Les encadrants doivent être capables de dimensionner correctement les équipements de protection individuels et collectifs ainsi que superviser la bonne utilisation utilisation de ces derniers. Une analyse des risques complète et détaillée doit être effectuer afin de rédiger des procédures spécifiques d’intervention adéquat et sécuritaire. A la suite de cela, le permis de pénétrer ainsi que le plan de prévention devront être transmis aux intervenants. Il est important de vérifier que les documents sont respectés sur le terrain.

Avec des espaces confinés, le respect de la réglementation et l’anticipation des risques sont des impératifs pour assurer la sécurité au travail. C’est en ce sens que la formation encadrer une intervention en espace confiné a été développée. Elle permet d’apprendre toutes les bonnes pratiques de sécurité, d’appréhender le contexte réglementaire et de coordonner efficacement les travaux dans les égouts, cuves, puits, réservoirs, cuves ou autres espaces confinés.

Pour plus de détails sur les formations obligatoires, c’est par ici !

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5 règles vitales pour les travaux en espace confiné https://preprod.avorisk.fr/5-regles-vitales-pour-les-travaux-en-espace-confine/ https://preprod.avorisk.fr/5-regles-vitales-pour-les-travaux-en-espace-confine/#respond Thu, 24 Oct 2024 07:00:00 +0000 https://avorisk.fr/?p=1701 Les interventions en espace confiné présentent de nombreux dangers. Chaque année, de nombreux accidents surviennent en raison de l’absence de renouvellement d’air et de la présence de gaz toxiques ou explosifs. Ces espaces, souvent mal ventilés, deviennent rapidement des pièges mortels. Pour prévenir les risques, il est essentiel de respecter des règles de sécurité strictes. Voici cinq règles vitales à suivre lors de travaux en espace confiné.

Qu’est-ce qu’un espace confiné ?

Un espace confiné est un lieu clos, totalement ou partiellement, qui n’est pas conçu pour accueillir des personnes de manière continue. Ces espaces, souvent difficiles d’accès, peuvent présenter des risques majeurs liés à leur atmosphère. Parmi les risques courants, on retrouve l’intoxication, l’explosion et l’anoxie (manque d’oxygène).

Exemples d’espaces confinés :

  • Égouts
  • Cuves
  • Réservoirs
  • Tunnels
  • Puits
  • Vides sanitaires
  • Etc.

Quels sont les risques à intervenir dans l’espace confiné ?

Les risques liés aux espaces confinés sont variés et dépendent souvent du type d’ouvrage et de son environnement. Les principaux dangers incluent les risques atmosphériques (asphyxie, intoxication) et les risques liés à l’exploitation de l’ouvrage (montée des eaux, risques biologiques).

Risques atmosphériques

Gaz toxiques : la décomposition organique ou les processus industriels peuvent dégager des gaz tels que l’H2S (sulfure d’hydrogène), le CH4 (méthane), ou encore le CO (monoxyde de carbone).

Manque d’oxygène : certains espaces confinés peuvent souffrir d’une baisse d’oxygène en raison de la respiration humaine ou de la consommation chimique ou biologique d’oxygène.

Risques liés à l’exploitation

Montée des eaux : certains ouvrages, comme les égouts ou les réservoirs souterrains, peuvent subir des inondations soudaines.

Risques biologiques : la présence de micro-organismes pathogènes peut représenter un danger pour les travailleurs.

Pour éviter ces accidents, voici cinq règles vitales à respecter lors de travaux en espace confiné.

Grand réservoir d'eau

Règle N°1 : Évaluer les risques

Avant toute intervention, il est primordial de réaliser une évaluation des risques spécifiques à chaque espace confiné. Cette étape doit être réalisée en collaboration avec l’exploitant de l’ouvrage, qui connaît les particularités de l’environnement.

À la suite de cette évaluation, un plan de prévention doit être élaboré, détaillant les dangers identifiés et les mesures à mettre en place pour les éviter. L’objectif principal est de réduire, voire d’éliminer totalement, les risques. Par exemple, si possible, éviter d’accéder à l’espace confiné en utilisant des outils ou des équipements permettant de travailler à distance.

Une procédure d’intervention doit être élaborée pour guider les travailleurs sur les mesures à suivre pendant l’intervention.

Règle N°2 : Former les travailleurs

La formation des intervenants est cruciale. Tous les travailleurs doivent être formés aux risques spécifiques des espaces confinés et aux mesures de prévention à appliquer. Les formations comme le CATEC (Certificat d’Aptitude à Travailler en Espaces Confinés), permettent de préparer les travailleurs à ces environnements dangereux.

Cette formation doit également concerner le personnel d’encadrement. La capacité à analyser les risques et à définir des mesures de prévention adaptées nécessite une expertise technique que l’encadrement doit couvrir pour assurer la sécurité des opérations.

La formation Encadrer une intervention en espace confiné permet aux encadrants d’apprendre les bonnes pratiques afin d’organiser efficacement et en toute sécurité ces opérations pour les intervenants.

Règle N°3 : Ventiler l’espace confiné

La ventilation est l’une des mesures de prévention les plus efficaces pour réduire les risques liés aux gaz toxiques et au manque d’oxygène. En apportant de l’air frais, la ventilation dilue les gaz potentiellement dangereux, rendant l’atmosphère respirable.

Pour garantir une atmosphère sûre, il est recommandé de ventiler un espace confiné au moins 20 fois par heure. Par exemple, si l’ouvrage fait 100 m³, la ventilation doit être capable de renouveler 200 m³ d’air par heure. Cette mesure permet de s’assurer que l’air à l’intérieur de l’espace confiné reste propre et respirable tout au long de l’intervention.

Règle N°4 : Utiliser des détecteurs de gaz

Dans le passé, les travailleurs utilisaient des canaris pour détecter les gaz dangereux. Aujourd’hui, les détecteurs de gaz portables ont pris le relais. Ces dispositifs permettent de mesurer en temps réel la qualité de l’air et de détecter la présence de gaz toxiques ou explosifs.

Le choix du détecteur doit être adapté aux risques spécifiques de l’ouvrage. Par exemple, pour intervenir dans un égout, il est recommandé d’utiliser un détecteur 4 gaz capable de détecter le CH4, le H2S, le CO, et l’O2.

Avant d’entrer dans l’ouvrage, il est essentiel de tester l’atmosphère. De plus, les travailleurs doivent porter en permanence un détecteur de gaz pour s’assurer que l’air reste sûr pendant toute la durée de l’intervention.

Règle N°5 : Maintenir une communication constante

La communication entre les travailleurs à l’intérieur de l’espace confiné et ceux à l’extérieur est primordiale. En cas de problème, comme une perte de conscience ou un incident, il est crucial que les personnes à l’extérieur puissent être rapidement informées pour alerter les secours.

Cependant, la communication dans un espace confiné peut être difficile en raison de la configuration de l’ouvrage ou des risques présents. Dans certains environnements à haut risque d’explosion (présence de CH4 ou de poussières organiques), l’utilisation de matériel électronique classique est interdite. Il est alors nécessaire d’utiliser des équipements de communication adaptés, conformes aux normes ATEX, qui garantissent leur sécurité dans des espaces confinés.

Travailler en sécurité dans un espace confiné est un défi qui nécessite une vigilance constante et le respect de protocoles stricts. En raison des risques liés à ces environnements, il est impératif d’évaluer minutieusement chaque situation avant d’intervenir. La mise en pratique de ces règles essentielles lors des opérations en milieu confiné permet de limiter les accidents.

Découvrez maintenant la responsabilité des encadrants dans le cadre des travaux en espace confinés

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Qu’est-ce qu’un espace confiné ? Définition, risques et responsabilités https://preprod.avorisk.fr/qu-est-ce-qu-un-espace-confine-definition-risques-et-responsabilites/ https://preprod.avorisk.fr/qu-est-ce-qu-un-espace-confine-definition-risques-et-responsabilites/#respond Tue, 22 Oct 2024 07:00:00 +0000 https://avorisk.fr/?p=1694 De nombreux travaux en espaces confinés sont effectués au quotidien dans différents secteurs d’activité. Il est donc important de savoir identifier clairement ces lieux ainsi que les risques associés. En 2022, l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) a rapporté 90 accidents du travail dans des espaces confinés, dont 11 mortels, marquant une légère augmentation par rapport à 2021 (82 accidents, dont 9 mortels). Ces chiffres démontrent l’importance de renforcer la sensibilisation des salariés.

Définition d’un espace confiné

Qu’est-ce qu’un espace confiné

Selon le Ministère du Travail et de l’Emploi, un espace confiné est défini comme :

« Un espace fermé, totalement ou partiellement avec les caractéristiques suivantes :

Cet espace n’est pas au préalable conçu ni destiné à être occupé par du personnel évoluant à l’intérieur. Les opérations qui s’y déroulent sont alors définies comme exceptionnelles, que ce soit au stade de la fabrication de ces espaces, de leur entretien (nettoyages en particulier) ou de leur maintenance (vérifications périodiques, réparations) ;

Les moyens d’accès, à l’extérieur comme à l’intérieur, sont restreints ;

Lors de la pénétration dans ces espaces, les opérateurs peuvent être exposés à un nombre important de risques qu’il convient de maîtriser. »

Ces espaces sont souvent hostiles et présentent des « risques cachés », bien qu’ils ne soient pas toujours petits, sombres ou profonds.

Leur accès peut se faire par une simple trappe ou un trou d’homme, cachant des dangers considérables.

C’est pourquoi une analyse des risques préalable est impérative avant toute intervention ainsi qu’une procédure de sécurité et d’intervention.

Une salarié analyse un tunnel

Critères pour identifier un espace confiné

Accès restreint

L’accès et la sortie d’un espace confiné sont souvent difficiles. Pour cela, ils nécessitent la mise en place de précautions particulières afin de limiter les risques d’enfermement ou de blocage.

En effet, en cas d’urgence, l’évacuation peut devenir compliquée en raison des liquides présents, des parois instables, des objets obstruant le passage, etc. Des moyens spécifiques seront alors nécessaires afin d’organiser les secours et procéder au sauvetage.

Un permis de pénétrer devra obligatoirement être rédigé en amont de toute intervention humaine. Ce permis est le document de référence présentant clairement les points d’organisation de l’opération.

Atmosphère dangereuse

En général, dans ces espaces clos la ventilation naturelle est insuffisante ou parfois même inexistante. C’est pourquoi les risques sont accrus.

Premièrement, la présence insuffisante d’oxygène (O₂) peut provoquer l’asphyxie, l’anoxie ou l’hypoxie des intervenants/

Deuxièmement, il y a le risque d’exposition à des gaz toxiques comme le monoxyde de carbone (CO) ou l’hydrogène sulfuré (H₂S).

Troisièmement, des explosions et incendie peuvent être provoqués par la présence de méthane (CH₄) étant un gaz hautement inflammable.

Ces gaz sont invisibles et parfois inodores ce qui les rend d’autant plus dangereux. Il existe notamment des détecteurs permettant de signaler tout danger.

Risques contextuels

Différents risques d’accidents sont liés à la nature même des espaces confinés. Le risque de chute peut être accentué par la visibilité réduite de l’environnement.

Les interventions dans un château d’eau apportent un risque de noyade. Les égoutiers font face à des risques biologiques. La matière de l’espace peut influer sur le risque électrique.

De multiples facteurs sont à prendre en considération dans ces milieux et augmente le nombre de risques lors des travaux.

Exemples d’espaces confinés

Voici quelques exemples concrets d’espaces confinés :

  • Puits et fosses
  • Conduites, égouts, collecteurs visitables
  • Postes de relèvement, postes de dégrillage
  • Citernes, réservoirs, cuves
  • Silo, vides sanitaires et caves

Ces exemples, tirés des observations de l’INRS, démontrent la diversité des environnements concernés.

Une salarié analyse un tunnel

Responsabilité des acteurs dans le cadre des travaux en espace confiné

Accidents en espace confiné

Selon l’INRS, les principales causes d’accidents en espaces confinés sont l’asphyxie à 42%, les explosions et incendies à 27% et les chutes de hauteur à 15%.

Les secteurs les plus touchés par les accidents liés à des interventions en espace confiné sont l’agriculture à 31%, la construction à 23% et l’industrie manufacturière à 18%.

Responsabilité de l’employeur

Le chef d’entreprise a une responsabilité pénale « du fait d’autrui ». Cela veut simplement dire qu’il peut être tenu responsable des infractions commises par ses salariés.

Évidemment, certaines conditions doivent être prouvées afin d’engager de cette responsabilité pénale.

Tout d’abord, le fait incriminé doit avoir eu lieu dans le cadre de du travail du collaborateur.

Ensuite, il faut qu’une faute d’imprudence, négligence ou un manquement à une obligation de sécurité soit commis par l’employeur.

Enfin, le fait incriminé doit être suffisamment grave.

Responsabilité de l’encadrant

L’encadrant peut également voir sa responsabilité pénale engagée en cas d’accident du travail.

Pour engager sa responsabilité, il faut démontrer que l’encadrant a commis une faute qui est à l’origine du fait incriminé.

Tout d’abord, il est nécessaire que la faute soit due à une imprudence, une négligence, un manquement à une obligation de sécurité ou d’une violation des règles de l’art.

Ensuite, un lien de causalité clair doit mettre en exergue que l’accident ne se serait jamais produit sans la faute de l’encadrant.

Enfin, un dommage corporel, matériel ou moral doit avoir été provoqué par l’accident.

La formation des encadrants est nécessaire afin de planifier, superviser et coordonner ce type d’intervention présentant des risques très spécifiques.

Les espaces confinés représentent des environnements de travail dangereux où les risques d’accidents sont élevés. Il est donc essentiel d’identifier correctement ces espaces, de suivre les procédures de sécurité et de former les intervenants aux risques spécifiques.

Pour plus de détails sur les formations obligatoires, c’est par ici !

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Intervention en espace confiné : quelle formation obligatoire ? https://preprod.avorisk.fr/intervention-en-espace-confine-formation-obligatoire/ https://preprod.avorisk.fr/intervention-en-espace-confine-formation-obligatoire/#respond Mon, 14 Oct 2024 07:00:00 +0000 https://avorisk.fr/?p=1610 Les interventions en espaces confinés présentent de réels risques pour la santé et la sécurité des intervenants. Ces zones sont caractérisées par un manque de ventilation naturelle, ce qui entraîne la présence de gaz toxiques ou inflammables. Il est donc nécessaire de se former avant d’intervenir un espace confiné. Pour cela, la réglementation française encadre la formation et impose des obligations strictes.

Quelle est la définition d’un espace confiné ?

Pour commencer, il est important de bien savoir de quoi nous allons parler ici. Un espace confiné est défini comme un espace totalement ou partiellement fermé.

Il n’est pas conçu, ni destiné à être occupé par du personnel évoluant à l’intérieur. Les opérations qui s’y déroulent sont définies comme étant exceptionnelles, que ce soit au stade de la fabrication de ces espaces, de leur entretien (nettoyage en particulier) ou de leur maintenance (vérifications périodiques, réparations).

Les moyens d’accès, à l’extérieur comme à l’intérieur, sont restreints.

Lors de la pénétration dans ces espaces, les opérateurs peuvent être exposés à un nombre important de risques qu’il convient de maîtriser.

Pour conclure, sont qualifiés d’espaces confinés les puits, regards, grosses canalisations, égouts, vide sanitaires, fosses en tout genre, citernes, silos, réservoirs, cuves, réacteurs de l’industrie chimique ou nucléaire, etc.

Grand réservoir d'eau extérieur

Dans quel cadre, les salariés peuvent-ils être confrontés à ces opérations ?

Des interventions en espaces confinés sont nécessaires dans le cadre de :

  • Construction métallique : cuves, camions, citernes, chaudières, navire, etc.
  • Industrie chimique : tout type de cuves, citernes, réacteurs… ayant contenu des produits toxiques, corrosifs, inflammables, explosifs.
  • Industrie agroalimentaire : cuves ayant été inertées à l’azote (présence de gaz tels que CO2, SO2)
  • Transport : citernes routières ou ferroviaires, péniches, navires, avions, etc.
  • Nettoyage, assainissement : opérations de nettoyage, dégazage, décontamination de cuves
  • Soudage : interventions sur des enveloppes métalliques ayant contenu des matières inflammables ou à l’intérieur d’espaces insuffisamment ventilés.
  • Entretien, maintenance : sur ou à l’intérieur des cuves avec des outils métalliques (moules, clefs, perceuses), pour des montages, démontages, modifications d’installation (chaudières industrielles, etc.).
Des travailleurs interviennent dans les égouts

Formation des intervenants en espace confiné

Est-il obligatoire de suivre une formation pour intervenir en espace confiné ?

Oui, la formation est obligatoire pour toute personne appelée à intervenir en espace confiné. Les environnements concernés présentent beaucoup de risques comme le manque d’oxygène, la présence de substances dangereuses, le risque de chute, le risque biologique, l’atmosphère explosive ou le risque de noyade.

De plus, les risques peuvent être accentués par des conditions d’accès difficiles, un espace restreint ou une mauvaise ventilation. Leur dangerosité est alors augmentée.

Les salariés et encadrements doivent être conditionnés à réagir correctement face à des situations dangereuses. Cela passe par une formation complète et adaptée. Les attendus sont la reconnaissance et l’identification des dangers, l’utilisation des équipements de protection individuelle (EPI), la maîtrise des procédures d’urgence ainsi que la compréhension des rôles et responsabilités de chaque acteur.

L’article R. 4141-13 du Code du travail impose à l’employeur de fournir à ses collaborateurs une formation en matière de santé et de sécurité adaptée à leur mission. Cette formation doit comporter des sessions théoriques et pratiques qui permettent aux stagiaires de mettre en application leurs connaissances dans des simulations d’intervention.

L’objectif est de donner des clés qui permettront aux intervenants de réagir rapidement et efficacement face à des situations dangereuses ou en cas d’incident.

Le Certificat d’Aptitude à Travailler en Espaces Confinés : CATEC

Pour les opérations en espaces confinés, notamment dans le domaine des réseaux d’eau et d’assainissement, le Certificat d’Aptitude à Travailler en Espaces Confinés (CATEC) est recommandé.

Cette formation spécifique permet aux intervenants de connaître les règles de sécurité et d’apprendre à utiliser les dispositifs de sécurité tels que les détecteurs de gaz, les équipements de protection individuelle (EPI) et les systèmes de ventilation.

Le CATEC concernent également les surveillants d’opération. En effet, ils jouent un rôle tout aussi important car ils supervisent les interventions et doivent se porter prêt à intervenir en cas de problème.

Le CATEC inclut des modules théoriques et pratiques. Cela permet aux apprenants de mettre en pratique les procédures d’urgence et des mesures de prévention des risques.

Le CATEC est-il obligatoire ?

Non, le CATEC n’est pas une obligation réglementaire. Toutefois, il s’agit d’une recommandation validée par les partenaires sociaux d’une profession. Cela signifie qu’est très fortement conseillé de suivre cette formation..

Attention, le CATEC a été conçu pour les espaces confinés du domaine de l’eau et de l’assainissement (égouts, chambres à vanne, réservoirs, postes de refoulement, etc.). Cette formation n’est donc pas adaptée à toutes les interventions.

Il faut évaluer les besoins spécifiques de chaque type d’intervention et choisir une formation appropriée en fonction des risques identifiés.

Un salarié circule dans un tunnel souterrain dans lequel se trouvent des canalisations

Formation des encadrants en espace confiné

Est-il obligatoire de suivre une formation pour encadrer une intervention en espace confiné ?

Il est également nécessaire de réaliser des formations spécifiques pour le personnel encadrant notamment les responsables sécurité, les chefs de chantier, les conducteurs de travaux et les coordonnateurs SPS (Sécurité et Protection de la Santé).

Ils est évident que les personnes missionnées pour planifier, superviser et coordonner ce type d’intervention doivent être informées sur les spécificités des espaces confinés.

En effet, l’encadrant devra au préalable identifier les risques et choisir les procédures d’intervention adaptées à mettre en place. Tout en prenant en considération les mesures de sécurité à respecter sur le chantier afin de sécuriser les équipes sur le terrain.

Quelle formation existe-il pour apprendre à correctement organiser ces opérations spécifiques ?

Avorisk a développé une formation dédiée aux encadrants : Formation encadrer une intervention en espace confiné. Au programme :

  • Comprendre le cadre réglementaire afin d’appliquer les recommandations en vigueur et connaître les responsabilités légales liées aux interventions en espaces confinés.
  • Réaliser l’identification et l’analyse des risques présents en espaces confinés, y compris l’évaluation des conditions environnementales et des dangers potentiels pour chaque intervention spécifique.
  • Choisir et dimensionner correctement les moyens de prévention adaptés aux opérations, tout en tenant compte des particularités des EPI et des dispositifs de sauvetage à utiliser.
  • Définir une procédure d’intervention en espace confiné, incluant les mesures de prévention, les rôles des intervenants, les moyens de communication et la planification des secours en cas d’urgence.
  • Assurer la coordination avec les autres parties prenantes (responsables sécurité, coordonnateurs SPS, équipes d’intervention) pour garantir une approche intégrée de la sécurité lors des interventions.
  • Superviser les équipes sur le terrain, en veillant à la bonne application des consignes de sécurité et à l’utilisation correcte des équipements

Des études de cas pratiques et des simulations sont proposés tout au long de la formation. Elle s’adresse à toute personne ayant un rôle dans la préparation et l’organisation des interventions en espaces confinés.

L’objectif de cette formation est de préparer les acteurs impliqués dans la planification, la supervision et la réalisation des interventions en espaces confinés aux risques spécifiques de ces environnements. Cela permet non seulement d’assurer la sécurité des intervenants mais aussi d’optimiser l’efficacité et la coordination des actions sur le chantier.

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