Un matériel de levage permet de soulever et de déplacer des charges. On peut segmenter ce type d’équipement en deux catégories selon l’arrêté du 1er mars 2004.
Les appareils de levage comprennent les machines. Elles peuvent être motorisées ou actionnées manuellement. Elles ont pour fonction de déplacer des marchandises, du matériel ou des personnes.
Un ou plusieurs opérateurs sont nécessaires pour piloter. Ils contrôlent les mouvements à l’aide d’organes de commande. L’appareil assure un changement de niveau significatif de la charge pendant son déplacement.
On entend par significatif, un changement de niveau pouvant engendrer des risques en cas de défaillance du support de charge. Si la charge ne s’élève que légèrement du sol, comme avec un transpalette manuel, on ne parlera pas d’un matériel de levage.
Voici quelques exemples d’appareils de levage :
Les accessoires de levage, quant à eux, servent d’intermédiaire entre la machine et la charge. Contrairement aux appareils de levage, ils ne sont pas directement intégrés aux machines ou aux véhicules de manutention.
Ces équipements permettent de saisir, maintenir ou stabiliser les charges pendant leur transport.
On considère comme accessoires de levage les élingues, palonniers, pinces auto-serrantes, aimants, ventouses, clés de levage, etc.
Un équipement en bon état de conservation et de fonctionnement assure la sécurité des opérateurs et la productivité. Une défaillance matérielle peut entraîner des accidents, ralentir la production et engendrer des coûts supplémentaires. Reconnaître les signaux avant-coureurs de l’usure et prendre les mesures adéquates permettent de contrer ces freins.
Les équipements professionnels se dégradent sous l’effet de plusieurs influences. Identifier ces causes permet de mieux préserver le matériel et de limiter les risques d’accident.
Tout d’abord, le matériel de levage subit des contraintes mécaniques, les chocs et les frottements répétés constituent un facteur important. Chaque impact fragilise les structures et affaiblit les matériaux.
Des réglages approximatifs ou une utilisation inadéquate provoquent des frottements constants. Cela concerne les câbles, les chaînes et les poulies qui sont le plus propice à subir une abrasion continue.
Ensuite, les produits chimiques représentent un autre facteur d’altération. C’est un élément préoccupant dans certaines industries. Les équipements peuvent être en contact avec des solvants, des acides, ou autres. Ils peuvent provoquer une oxydation ou une corrosion qui fragilise les structures métalliques.
La peinture fait également partie des produits chimiques problématiques. Elle peut recouvrir les capteurs de charge ou les systèmes de contrôle. Tout simplement, elle couvre les systèmes antidérapants.
Également, l’environnement exerce une influence évidente sur les engins et accessoires de levage. L’exposition à la pluie, à l’humidité, aux UV ou aux températures extrêmes provoque une dégradation progressive.
Les rayons ultraviolets du soleil détériorent les plastiques, caoutchoucs et certains revêtements de protection. Ils fragilisent et rendent cassants ces matériaux.
La pluie et l’humidité accélèrent l’oxydation des surfaces métalliques. L’eau stagnante développe rapidement de la rouille.
Les températures extrêmes influent sur les métaux, les systèmes hydrauliques et peuvent provoquer des dysfonctionnements.
Travailler en extérieur expose les équipements à la poussière, la boue, le sable et les débris. Le dépôt de particules augmente les frottements, encrasse les systèmes et bloque les mécanismes.

C’est une des principales causes de détérioration du matériel de levage. Utiliser un équipement en dehors des recommandations du fabricant provoquera logiquement une usure prématurée.
Chaque appareil de levage est conçu pour supporter un poids spécifique. Le non-respect de la CMU (Charge Maximale d’Utilisation) favorise une détérioration précoce. En effet, le constructeur définit cette charge à la suite de tests. Dépasser cette limite exerce une contrainte excessive sur les équipements.
Aussi, une manipulation brutale, des mouvements saccadés ou des freinage brusques génèrent des chocs internes. Également, l’énergie cinétique produite augmente la contrainte sur le matériel. Elle entraîne des risques de déformation, rupture ou dommage sur la charge.
Un entretien insuffisant accélère la détérioration du matériel de levage. Improviser des réparations ou les effectuer sans respecter les consignes du constructeur compromettent l’état de l’équipement.
La propreté insuffisante entrave le fonctionnement des composants. Comme évoqué précédemment, la boue, le sable, la poussière, etc. encrassent les systèmes et réduisent leurs performances.
Sans entretien, des pièces comme les câbles, les poulies, les moteurs ou les freins peuvent se détériorer plus rapidement. Par exemple, des câbles mal lubrifiés ou des systèmes hydrauliques non vérifiés peuvent entraîner des blocages ou des ruptures.
Enfin, même lorsqu’un équipement est peu sollicité, son vieillissement naturel reste un phénomène inévitable. Avec le temps, les matériaux subissent des transformations.
L’oxydation qui affecte principalement les pièces métalliques exposées à l’air et à l’humidité. Les pièces en plastique ou en caoutchouc comme les joints d’étanchéité ou les protections se dessèchent et se fissurent. Les revêtements antidérapants ou les éléments de friction subissent une perte d’adhérence.
Pour éviter ou ralentir la détérioration prématurée du matériel de levage, il existe des solutions simples à mettre en application.

Stocker correctement le matériel est la première étape pour préserver ses équipements. Nous conseillons de les entreposer dans un espace sec, à l’abri des intempéries et des variations de température. Cela permet d’éviter l’oxydation et le vieillissement trop rapide. Particulièrement, pour les accessoires de levage, veillez à ce qu’ils soient entreposés sur des racks de rangements au-dessus du sol. Cette organisation prévient les déformations et les chocs accidentels.
Réaliser les VGP (Vérifications Générales Périodiques) et un entretien régulier s’imposent. La première bonne pratique est une obligation réglementaire et permet d’identifier tout signe d’usure afin d’y remédier. Un plan de maintenance adapté et régulier permet de conserver ses engins en bon état.
Le respect des consignes d’utilisation du constructeur est évident, cependant, il nous semble important de le rappeler. Manipuler le matériel avec précaution réduit les risques de détérioration précoce et assure une exploitation optimale de son potentiel. Pour terminer, la formation des opérateurs à l’utilisation des équipements est essentielle.
]]>Les accessoires de levage sont des équipements de manutention utilisés pour connecter l’appareil de levage (comme les grues, les chariots élévateurs, les ponts roulants, etc.) à la charge à la soulever. Ce sont des éléments de liaison mobiles et ne sont pas intégrés directement à la charge.
L’arrêté du 1er mars 2004, les accessoires de levage sont définis comme :
« des équipements non incorporés à une machine, à un tracteur ou à un autre matériel et placés entre la machine, le tracteur ou tout autre matériel et la charge. »
De plus, ils sont essentiels afin de protéger les salariés des dangers liés à la manipulation des charges. Ces accessoires garantissent que l’élément est maintenu de manière sûre et contrôlée tout au long des opérations de levage.
Dès lors que l’utilisation de ces équipements est correctement encadrée, les risques d’accidents liés à une rupture, une chute, un renversement ou une collision sont grandement réduits.
Nous retrouvons des équipements de levage sur les chantiers de construction, dans des environnements industriels, maritimes ou dans tous types d’ateliers.
En effet, nous pouvons décliner plusieurs catégories d’accessoires de levage en fonction des usages. Pour simplifier, nous avons relevé 3 catégories distinctes.
Tout d’abord, nous retrouvons les élingues qui sont probablement les accessoires de levage les plus couramment utilisés. Elles possèdent différentes formes et sont fabriquées à partir de divers matériaux. Il existe 3 types d’élingues :

Les élingues chaînes
Elles sont très robustes et résistent à l’usure. Elles sont conçues pour la manutention de charges lourdes. Les élingues chaînes peuvent être utilisées sans détérioration dans des environnements où la température est élevée.
Elles résisteront également à de nombreux produits chimiques. Ces élingues sont composées d’une multitude de maillons individuels, ce qui les rend plus flexibles. Plusieurs configurations sont possibles avec la manipulation à un brin ou à 4 brins.
Les élingues textiles
Elles sont facilement maniables et polyvalentes. Elles sont fabriquées à partir de tissu synthétique comme le polyester, ce qui lui confère de la solidité et de la flexibilité. Elles sont légères et permettent de manipuler des charges fragiles en minimisant les risques d’endommagement. Leur souplesse et élasticité augmentent la capacité d’absorption des chocs.
Aussi, ce sont les élingues les plus avantageuses en termes de stockage. Il existe plusieurs formes d’élingues textiles : élingues rondes, élingues plates, élingues sans fin, etc. Par ailleurs, elles possèdent différentes couleurs afin d’identifier facilement la charge maximale d’utilisation (CMU).


Les élingues câbles
Elles sont résistantes et durables. Elles sont fabriquées à partir de plusieurs fils d’acier entrelacés ce qui lui offre une capacité de charge importante tout en gardant une certaine flexibilité. Les élingues câbles, par leur nature, peuvent résister à la chaleur ainsi qu’au projection chimiques.
Ensuite, nous retrouvons ce que nous appelons les petits équipements de levage. Ces accessoires sont souvent le connecteur de l’engin de levage à l’élingue d’un côté et de la charge à lever à l’élingue de l’autre.
Ils sont également utilisés seuls pour faire la liaison dans le matériel de levage et la charge. Nous pouvons énumérer les manilles, mains de levage, clés de levage, crochets (crochets à œil, crochets à linguet, crochets à émerillon, etc.), anneaux, etc. Ces accessoires de levage peuvent être vissés, articulés, accrochés ou soudés afin de créer des points de fixation.
En troisième lieu, nous retrouvons des accessoires de levage spécifiques. Ils sont conçus afin de répondre à des besoins plus précis. C’est-à-dire qu’ils s’adaptent à la nature, à la forme et aux exigences de la charge à lever.
Les palonniers permettent de répartir la charge sur plusieurs points d’ancrage et ainsi effectuer un levage équilibré. Cela s’adapte parfaitement à des poutres aciers ou des containers.
Les pinces de levage auto-serrantes permettent de saisir des objets sans énergie grâce à l’énergie mécanique. Il existe une multitude de pinces : pinces à fût, pinces à tôle, pinces à regard, etc.
Les aimants sont utilisés pour déplacer plaques de fer, d’acier ou autres métaux ferreux. Quant aux ventouses, elles se collent aux surfaces lisses comme les panneaux en verre ou les plaques en plastique.
Cette liste d’accessoires de levage n’est pas exhaustive, il en existe une grande variété adaptée à tous types d’activités (potence, cric ciseau, etc.)

Attention, certains équipements que l’on pourrait considérer comme tels, ne font pas partie des accessoires de levage. En effet, tous les accessoires permettant de déplacer de la matière « en vrac » ne sont pas des accessoires de levage. Notamment, les palettes, les bennes à bétons, les Big Bag ou encore les godets.

Des normes et des réglementations strictes encadrent l’utilisation des accessoires de levage pour préserver la santé et la sécurité des travailleurs. Les normes européennes définissent les exigences techniques pour les fabricants. Notamment le marquage CE permet d’attester que le produit est conforme aux exigences prévues par les législations européennes en termes de sécurité.
En France, l’arrêté du 1er mars 2004 impose des obligations en ce qui concerne la vérification des accessoires de levage. Des procédures de contrôle sont applicables lors de la mise en service, la remise en service, la vérification générale périodique et l’utilisation des accessoires de levage.
Les articles L4321-1 et R4323-23 du Code du travail impose aux utilisateurs de maintenir en bon état et de vérifier régulièrement les équipements, dont les accessoires de levage.
Plusieurs facteurs sont à prendre en compte afin de choisir les accessoires de levage les plus adaptés aux opérations de levage :
Le poids de la charge est le tout premier point à vérifier. En effet, ce critère est crucial car chaque accessoire de levage possède une charge maximale d’utilisation (CMU). La CMU limite le poids que les utilisateurs peuvent lever avec l’équipement.
Par exemple, les élingues textiles possèdent des couleurs indiquant leur CMU. Vous pouvez retrouver sur le marché des élingues ayant une capacité maximale de 1 tonne jusqu’à 50 tonnes en configuration simple.
Naturellement la forme de la charge influence le choix de l’accessoire de levage. Si la charge est cubique avec un poids bien réparti, il sera facile d’utiliser des élingues. Cependant, des charges telles que des poutres, des panneaux en verre ou des objets de forme cylindriques nécessiteront probablement des accessoires spécifiques, comme énumérés préalablement.
Les accessoires sont classés par grade, notamment les élingues chaînes. Ces grades correspondent aux traitements effectués sur les matériaux de l’accessoire permettant d’avoir plus ou moins de résistance à l’usure. Il sera donc judicieux de sélectionner le grade approprié en fonction des conditions d’utilisation.
Les conditions difficiles telles que des températures élevées, des projections de produits chimiques ou d’eau sont à prendre en considération. Les matériaux de l’accessoire de levage possèdent différents niveaux de résistance aux conditions spécifiques de l’environnement de travail.
Pour prolonger la durée de vie des accessoires de levage et maintenir un bon état de conservation, quelques bonnes pratiques sont à mettre en application :
Le fabricant est tenu de fournir des indications précises sur les conditions d’utilisation des accessoires de levage. Il est alors conseillé aux utilisateurs de respecter les instructions concernant les configurations d’utilisation, la CMU et les conditions de fonctionnement.
Les accessoires de levage doivent être stockés dans des conditions favorables à la bonne conservation. Il est conseillé de les réserver sur des racks de rangement, en hauteur, dans un endroit sec et éventuellement ventilé. Par ailleurs, certains équipements possèdent des indications particulières. Par exemple, il est préférable de conserver les élingues textiles à l’abri des rayons UV.

Des contrôles réguliers doivent être mis en place afin de détecter tout signe d’usure, de déformation, d’allongement ou de dommage. Cela peut se traduire par l’inspection visuelle, le nettoyage et la lubrification des composants métalliques.
L’article L4141-2 du Code du travail rappelle l’obligation pour l’employeur d’organise une formation pratique appropriée à la sécurité de ses salariés.
La formation est donc essentielle pour garantir une utilisation sûre des accessoires de levage. Par exemple, il existe des formations élingage permettant de gérer efficacement les opérations comprenant des élingues chaînes, câbles ou textiles.
En ce qui concerne le contrôle des accessoires de levage, l’arrêté du 1er mars 2004 précise que seules les personnes qualifiées ont la possibilité de réaliser la vérification des équipements. Cela signifie qu’un professionnel réalisant des contrôles doit posséder une attestation, un certificat ou un diplôme prouvant sa qualification.
Pour cela, il existe des formations spécialisées vous permettant d’obtenir les compétences nécessaires à la mise en pratique d’une VGP notamment.
Découvrez à présent les 3 choses à savoir sur le contrôle des élingues
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